26 avril 2008
*Somewhere I belong*
Heureuse d'être de retour chez mes parents. Ici, ça sent bon les souvenirs, j'aime l'odeur de l'étages après une chaude journée (poussière, bois, draps frais), j'aime l'odeur de mon jardin, j'aime l'odeur de mon Jakez, mon "doudou".
L'inspiration revient, et le plaisir de lire pendant des heures allongée sur mon lit, la fenêtre grande ouverte, aussi. Les fameux plaisirs simples de la vie, ils sont ici. Voir mon chat heureux de me revoir et snober tout le monde pour venir sur MES genoux. Marcher pieds nus sur le sol chauffé par le soleil. Photographier des fleurs. Manger son petit-déjeuner dehors, à 11h du matin.
Bien-sur, il faut faire abstraction des ânes, stupides créatures, et de mon voisin -stupide créature aussi- qui joue de la batterie complète pendant 2h tous les soirs. Ah, les ânes! Leur braiements (ou quelque soit le nom qu'on donne à leur horribles cris) sont d'une rare laideur, et passées les premières fois où je sursautais en me demandant d'où diable pouvait provenir ce son hideux, ils commencent à m'exaspérer. Ils sont tous mignons, pourtant, quand ils la ferme. Malheureusement, notre seul vision (ou celle de notre voiture, ou celle de n'importe quelle voiture d'ailleurs) provoque chez eux un je-ne-sais-quoi qu'ils jugent bon d'exprimer avec force de braiements. Et mon voisin, donc, gendarme de son état, qui s'est découvert depuis quelques années une passion pour la batterie, et qui nous en fait profiter chaque soir... en nous empêchant de profiter d'autre chose, comme la tranquilité d'un soir de printemps, par exemple. Je devrais aller lui réexpliquer le concept de "tappage diurne / nocturne" (c'est qu'il y passe des heures, le bougre!). Il doit pourtant connaître la chose... Enfin.
Duffy "à donf" sur mon lecteur cd, je profite de l'instant, pour une fois. Je suis en vacances, plus de japonais pour me torturer les méninges, plus rien de rien. Bon, je n'oublie pas l'OTP, ni mon unique partiel. Mais pour faire de l'OTP, il faut un ordi performant, capable de gérer eurodicautom, le grand dictionnaire terminologique et 5 ou 6 pages web ouvertes en même temps. Et ma ruine, mon mammouth, que dis-je! mon fossile de l'informatique, gentiment baptisée "calculatrice couleur" par Moran, n'en est évidemment pas capable. Donc, je commencerais à m'en préocupper quand j'aurais les moyens d'y travailler, c'est-à-dire mardi, quand j'arriverais chez Moran.
Conclusion: rentrer tous les week-end, c'est trop. Mais revenir de temps en temps, ça fais du bien. A moi, et à mes parents aussi je suppose. Je prie pour toi, maman (il faudra que tu m'apprenne, F.). Erf. Saloperie de vie.
Mais on garde le sourire!
24 avril 2008
*Celebrate and feeling so free*
"[...]I am dancing right beside you
And it look like everyone is having fun
The kind of feeling I've waited so long.
Don' t stop, come a little closer.
As we jam, the rythm gets stronger
There's nothing wrong with just a little fun
We were danding all night long.
[...]But suddenly I feel the shinning sun
Before I knew, the dream was all gone."
Parce que, il faut l'admettre, c'était bien un rêve. Onirique, mieux que j'aurais pu l'espérer. J'ai bu, j'ai dancé, j'ai embrassé la plupart des gens présents. Je me suis amusée, comme une folle.
Derrière la brume de l'alcool, je me rapelle avoir beaucoup ri, et avoir dit beaucoup de bétises et de choses sincères que je n'aurais jamais osé dire avec moins de grammes dans le sang.
J'ai dit à Camille que je l'aimais, et je le répeterais autant de fois qu'il le faudra, parce que c'est vrai. Tu es une de mes meilleures amies, ma confidente, la personne en qui j'ai le plus confiance, celle a qui j'ose tout dire.
J'ai dit à Mathieu que je voulais l'embrasser, ce qui était stupide. Mais c'est vraiment quelqu'un de bien, Mathieu, comme il dit "c'est la règle n°1!", ne jamais embrasser une fille qui a déjà un copain. Heureusement qu'il tient mieux à ses principes que moi quand il a bu. L'experience, sans doute.
J'ai dit à Sarah qu'elle était belle, et elle n'avait pas l'air de me croire, ce qui est complètement idiot parce qu'elle EST belle. Se ne sont pas les autres qui me contrediront. Ça m'a fait plaisir qu'elle reste avec nous au lieu d'aller à son autre soirée. Et je crois que ça lui a plu aussi.
Je leur ai dit, à tous, que grâce à eux, mes "années université" étaient belles, et ressemblaient à ce dont j'avais rêvé. Qu'ils étaient le meilleur groupe d'amis possible. Peut-être avant non, et peut-être qu'après ce ne sera plus le cas, mais là, maintenant, c'est avec eux -avec vous- que je suis bien.
Camille -Kami- ma petite souris, qui m'écoute et me comprend mieux que quiconque, et qui a la bonté de rire à toutes mes blagues; Mathieu le beau gosse célibataire un peu paumé, nonchalant mais d'un optimisme à toute épreuve; Gaëtan le stoïque et le mystérieux, notre vénéré président, la responsabilité et la gentillesse incarnée; Lolita l'artiste maladroite, généreuse et amusante, qui a toujours un regard complice a échanger avec moi; Florian l'extraverti -en apparence- toujours passionné et à fond, toujours prêt à aider, créateur de phrases cultes; et Sarah, la belle absente, trop souvent prise ailleurs, mais qui conive avec moi pour les problèmes de couple et la Bretagne.
Et puis, au milieu de tout ce beau monde, il y a moi, et Moran aussi parfois, quand il nous rejoint.
Moi, la gamine capricieuse, la grand-mère coincée, l'étudiante déjantée (et bourrée aussi parfois), la femme en devenir. Un joyeux mélange de paradoxes, de futilités, de passions, de complexes, d'envies, de projets, de larmes et de sourires.
*I feel good* Le mois d'Avril est un peu la rencontre de Marianna avec l'alcool, la sérénité et l'optimisme. Je ne sais pas s'ils sont liés, mais pas de panique, je ne suis pas devenue alcoolique au bout de trois verres de vodka-limonade (n'empêche que c'est bon!^^)
Daft Punk est la musique du moment, particulièrement Aerodynamic, et les 21 secondes (de 1:02 à 1:33) qui me font vibrer et résument assez bien cette géniale soirée.
J'ai aimé chanter, être bête, faire mon allumeuse, danser plus ou moins bien, rire, le slow, les bisoux, la vodka-limonade, l'ivresse, le pain au raisin du dimanche matin.
Cette semaine ressemble un peu à la ballade que j'ai faite avec Mathieu et Sarah le dimanche matin, quand vers 7h, on en a eu marre de danser et qu'on ne voulait pas dormir. J'étais pendue au bras de Mathieu, dans un état second parce qu'à moitié endormie, j'essayais de suivre leur conversation en remontant sans cesse ma saloperie de bas qui ne cessait de glisser, et je me remémorais la nuit, un vague sourire un lèvres. On a visité la maison d'enfance de Sarah, et, même sous la pluie, même si j'avais froid et sommeil, cet autre monde caché derrière une veille porte en bois m'a charmé. Il y avait des échos du passé, des fantômes et des souvenirs.
Cette semaine ressemble donc à ça. J'avance un peu à l'aveuglette, mon sourire oublié chez Mathieu. Mais je suis bien, malgré cette maudite maladie qui est peut-être revenue, malgré ces maudites tomates que je n'irais finalement pas ramasser ("le rendement, mademoiselle, le rendement."), malrgé ces maudits kilomètres qui me séparent de la chaleur de mon aimé, et malgré ce maudit ordinateur pourri.
J'ai envie de revenir à Rennes et de revivre cet état euphorique et libérateur. Et cette fois, Moran, tu viendras et tu m'empêcheras d'embrasser n'importe qui. Et je t'embrasserais d'autant plus.
Pour te faire écho, Kami, je pense à ceux que j'aime et pour une fois, je me dis avec certitude qu'eux aussi m'aiment, et ça fait du bien.
Je me sens vivante.
C'est débile de dire ça.
But "who cares? On s'en fout, Anwenn, on s'en fouuuut!"
14 avril 2008
*Smile like you mean it*
D'abord la musique, ensuite les mots. Parfois le contraire, mais c'est rare. Parce qu'une mélodie porte l'inspiration. Je n'en finis jamais d'écrire. J'aime, j'aime voir les lettres qui apparaissent et remplissent la page blanche. Je ne m'en lasserais jamais. Rien ne peux remplacer ça. Ce qu'en pensent les autres finalement importe peu. Je me relis et je repense au plaisir d'écrire ces moments, de trouver les mots justes. Même si c'est parfois confus. Même si parfois personne ne comprend à qui c'est destiné vraiment.
Comme une princesse derrière un miroir, qui appelle pour que celui dehors vienne se perdre dans sa direction. Une invitation, une prière. "Viens dans mon monde." C'était bien dit, G. Merci.
Les mots sont beaux. Dans toutes les langues, et dans toutes les bouches. Ils veulent être utilisés, certains s'harmonisent mieux que d'autres. Certains ont toujours besoin du même ami pour avoir un sens. Flocon-de-Soleil. Un sens pour moi, et tant pis si ce n'est que pour moi seule. Ecrivez, les gens, écrivez. Vous ne savez pas ce que vous ratez. Jongler avec les mots c'est comme jouer avec la vie, créer, faire naître et tuer en quelque syllabes. Sans compromis. Sans interdit. La liberté existe sur le papier. Ma liberté je l'ai trouvé, même si parfois j'ai des envie d'espace plus immenses pour me sentir exister. Ma liberté c'est ici. Entre le I et le C, entre le C et le I. Ici. Dans les phrases, les mots. Les images qu'ils dégagent. Et ma liberté se transforme au gré de vos différentes interprétations. Elle s'agrandit, se développe et s'épanouit.
Mes mots prennent sens grâce à vous, même si vous ne comprenez pas toujours mes dérives stylistiques.
Merci.
13 avril 2008
*Walk in the sun*
Just because it's a delightful song.
" I wonder what it's like to be loved by you
I wonder what it's like to be home
And i don't walk when there's a stone in my shoe
All i know that in time I'll be fine
I wonder what it's like to fly so high
Or to breath under the sea
I wonder if some day I'll be good with goodbyes
But I'll be ok if you come along with me
Such a long, long way to go
Where I'm going i don't know
I'm just following the road
For a walk in the sun
For a walk in the sun
I wonder how they put a man on the moon
I wonder what it's like up there
I wonder if you'll ever sing this tune
All I know is the answer's in the air
Such a long, long way to go
Where I'm going i don't know
I'm just following the road
For a walk in the sun
For a walk in the sun
Sitting here watching the world going by
Is it true when we die we go up to the sky
Whoa
Whoa
So many things that i don't understand
Burnt feet in the sand when i'm walking in the sun
whoa walking in the sun..
Such a long, long way to go
Where I'm going i don't know
I'm just following the road
For a walk in the sun
For a walk in the sun
Yeah"
*I know times are getting hard, but...*
Nice evening.
Un bar désert à part nous trois, des conversations en tout genre, plutôt axées Bretagne dans l'ensemble... Gwenn ha du, Aodoù an Arvor, and so on... Quelques fautes d'orthographe notées sur les écriteaux du bar, qui me refont penser à l'éternelle question: est-ce qu'il vaut mieux du mauvais breton que pas de breton du tout? Mon coeur balance. Ma croisade correctrice n'est pas encore lancée, mais un jour peut-être, j'irais me battre contre les "ty" et autres abérations linguïstiques.
Beaucoup de rires, quelques phrases à noter. "La prochaine fois, je t'acheterais pas ça chez Givenchy mais chez Claire's!", "Il est rentré chez Wii... Euh, chez lui!", et un troupeau de "Sérieux? C'est vrai? Ah bon?"... "Ça fait trop d'informations à assimiler en une seule soirée!"
Découverte de la salle secrète du Westport, aquisition de crayons trop fun! ...
Et puis rentrée à pied du centre-ville, ayant bien évidemment loupé le dernier métro. Les français sont des abrutis, c'est officiel. Je me suis fait abordée deux fois, par le genre de mec trop lourd qu'on aimerait faire disparaître d'un coup de baguette magique (ou de sac à main, à défaut de baguette). Effet jupe? On ne le saura sans doute pas... Mais j'ai des doutes!
T'as intérêt de venir mercredi, hein! Pfff, avec qui je vais discuter sérieusement moi sinon? Enfin, on ne rigole pas avec la criminologie (franchement, franchement hein, quelle idée aussi d'avoir choisi cette UED!).
Clotilde (sans h :) ) j'espère qu'on se reverra bientôt!
Cheers!
10 avril 2008
*Don't tell me it's not worth trying for*
Jesus Fucking Christ!
Ma migraine ne s'améliore pas... La vodka n'aide pas, je suppose. Me transformerais-je en alcoolique? Pas encore, je crois.
J'ai marché du centre-ville jusqu'à chez moi, aujourd'hui. En écoutant Imogen Heap. Cela à un peu remplacé l'herbe et la campagne. Ça m'a appaisée. Je ne pense pas encore au Japonais. Je paniquerais bien assez en temps et en heure.
Tu dis que Rennes est une ville sans âme. Je ne comprends pas ce qui te fais dire ça. Rennes n'a pas une âme, elle est en a plusieurs, des centaines, une nouvelle à chaque coin de rue, à chaque fond de cours, à chaque place. Je te montrerais si tu veux. Je t'emmènerais dans ma solitude, et tu verras, les merveilles du quotidient existent. Je te montrerais les endroits que j'aime, et tu feras de même. On ira jusqu'au canal St-Martin, et jusqu'à l'église St-Etienne. On parlera d'Anne de Bretagne, de liberté et de chaines. Juste pour sentir le poids du monde sur nos épaules. Juste pour parler, juste comme ça.
"You are crazy!". Yeah, I must be actually. Damned! J'aime la solitude, et j'aime la partager avec les autres. Mais les autres trouvent étrange d'être à deux et de ne rien dire. Ne pas parler. Ecouter, Imogen Heap, peut-être? Ou Rascal Flatts? Ou juste le silence. S'asseoir dans un parc, et rester là. Simplement se contenter de sentir la présence de l'autre. Décupler ses sens. Sentir le moindre pli de ses vêtements, le vent sur son visage. Et savoir que l'autre à côté. En train de se demander à quoi on pense! Et de se dire, peut-être, qu'on devrait faire ça plus souvent. Suis-je donc si bizarre?
Une tête sur une épaule, un bras sous un autre, un pas accordé. Je m'incline et te salue, te tends la main. Veux-tu danser avec moi? Mon manteau tourbillone autour de moi comme je pirouette sur les pavés, mon écharpe derrière moi telle une trainée de feu. Quite à rester en ville, autant la faire sienne. Voir les regards étonnés des passants. Les sourires aussi parfois. Rire fort. Être heureux. Le montrer. La folie douce, la folie agréable. La folie dans laquelle on se promène, dans laquelle on valse avant d'en sortir ravigoté. Se découvrir. Chanter. Courir sans raison. Te voir sourire.
J'aimerais exprimer la paix qui m'emplit, la joie qui m'habite, quand je déhambule dans les rues désertes du vieux Rennes. Ça manque de verdure, mais c'est plus curieux, moins monotone peut-être qu'une forêt. Les pas qui résonnent dans les ruelles vides. Les cours oubliées, poussièreuses et désordonnées. Les maisons à colombage. Et je ne cesse de m'extasier et de me demander, comment en sommes nous arrivés là? Pourquoi l'homme? Comment? Je ne m'ennuie jamais quand je suis seule.
Je chante dans ma tête. Je ris dans ma tête. J'invente des histoires et je revis ma vie. Je vis mes lendemains et les revis jusqu'à trouver une trame qui me convienne. Quite à être déçue quand le lendemain en question arrive. C'est souvent le cas. Un jour, je le dirais à haute voix. J'oserais dire tout ce qui me passe par la tête. Et j'aimerais être prise au sérieux... Pourquoi les gens croient-ils que je plaisante quand je dis des compliments, ou juste des pensées, comme ça? Juste parce les mots passaient trop près de mes lèvres alors ils se sont échappés... I must be crazy. J'assume, j'assume complètement.
Vive les notes sans queue ni tête. Please leave comments, you lazy readers!
Ahem...
09 avril 2008
*Why Should I Carry Such a Weight on my Shoulders?*
Je veux ma campagne, ma bonne vieille cambrousse de bouseuse ou il n'y a rien a faire. Je n'en peux plus de la ville, je ne suis pas faite pour être une citatine.
Je veux m'allonger sur l'herbe en écoutant Imogen Heap et m'endormir à l'ombre des pommiers qui bourgeonnent. Je veux mon jardin. Je veux ma maison.
J'en ai marre de l'espagnol. Je hais les oraux, je hais sentir ma gorge se serrer et les larmes venir. Ma bouche qui refuse d'articuler les mots parce que je sais que si mes lèvres s'ouvrent, se sera pour laisser échapper un sanglot. Et le professeur qui me regardait d'un air si... ARGL!
...
J'aimerais ne pas avoir à faire 10mn de métro pour avoir un peu de verdure.
J'aimerais avoir des oraux d'Anglais, pour changer.
J'aimerais que cette maudite migraine que j'ai depuis lundi à cause de ce maudit soleil finisse enfin.
J'aimerais que la rédac spé disparaisse du monde.
...
J'aimerais, juste une fois, avoir des sentiments pour quelqu'un et qu'ils soient reciproque. Et qu'on ne vienne plus m'emmerder avec un "mais tu as un copain!". Et alors? Est-ce que cela m'interdit d'apprécier et d'aimer d'autres personnes?!? Marre de ces idéalistes de l'amour qui n'ont pas eu de relation de plus de deux mois qui me font la morale. VOS GUEULES! Il est ma moitié, il est mon âme, mon coeur, mon être, mon éternel, mon futur mari, le futur père de mes enfants, je le veux, je le sens, et enfin, bordel, est-ce que ça m'interdit d'être attirée par d'autres? Je ne peux pas imaginer, non, je sais que je ne vais pas finir mes jours sans aimer quelqu'un d'autre... Jamais, toujours... Maudits mots, mots dit maux...
...
Je voudrais me reposer, repartir là-bas, écouter Imogen Heap face à la mer, marcher dans le Connemara, me perdre à Dublin...
Aujourd'hui, je hais ma vie.
07 avril 2008
*Sunflakes*
Rejoins le ciel avec moi
Neige, vent et soleil
En un parfait accord
Comme un ballet éphémère.
Des flocons de soleil
Viennent à mes mains
Fondent sur ma peau
Une folie de trop.
Danse et suis mes pas
Sous une pluie de lumière
Des flocons dans ma voix
Ultime prière.
Des flocons de soleil
Je ne veux pas oublier
S'il te plais ne t'en va pas
Est-ce que tu m'entends?
Un rêve réalisé
Des regards dérobés
Je ne veux pas tout perdre
S'il te plais rassure moi.
Des flocons de soleil
Disparaissent de mon coeur
Serre moi fort contre toi
Il n'y pas de mal à ça.
Pardonne moi
De t'entrainer à ma suite
Bulle de merveilles
Que j'aimerais te montrer.
Des flocons de soleil
Volettent dans mon ciel
Laisse toi faire, laisse moi faire
Le monde n'en sera que plus beau.
Ne bouge pas déjà
Ecoute encore un peu
Ferme les yeux
Le vent sur nos paupières.
Des flocons de soleils
Si seulement je pouvais
Sculpter le monde à mon idée
Demande-moi, comprends-moi.
Comme une chanson en nous
Quelque chose qui fait vibrer
Une tempête de douceur
Un dernier soupir et un adieu.
06 avril 2008
*Sometimes life is crap*
"Mon pays c'est l'univers. L'univers, ça commence là où je suis."
Si ça pouvait être vrai... Mais non, résolument et obstinément, mon cœur reste accorché là-bas. Pourquoi suis-je toujours mieux ailleurs que chez moi? Ce pays est en moi, dans ma chair. J'ai crié de toute mon âme en quittant ses rivages, mais l'esprit n'est pas plus fort que la physique, et le ferry m'a impitoyablement ramené en France.
Je suis fière de ce que je suis, bretonne, mais l'Irlande, l'Écosse... Là bas je me sens vivante. J'existe et j'exulte. Même inconnus, ces paysages sont mes horizons, ces rues sont miennes. Les gens sont tellement différents, plus ouverts, plus souriant. Même la pluie paraît plus douce, malgré le froid mordant et le vent glacial.
Je haïs les retours.
Et je te plains, Julien, pour ce que tu dois ressentir. A ta place je détesterais la France, et haïrais le monde entier pour m'obliger à y retourner alors que ce n'est pas chez moi. Je me demande ce que tu as ressenti quand tu marchais seul à Dublin. Nostalgique? Triste? Envieux? J'espère de tout cœur que tu seras pris dans une université Irlandaise et que tu pourras enfin rentrer chez toi. Et malgré la façon maladroite dont j'ai essayé de le dire, malgré ton sarcasme incéssant et tes moqueries sur "l'amitié éternelle" qui se créée lors de voyages, je crois que tu vas me manquer. Fuck off.
[I can't believe these moments 're gone!
There is so much to be said and done,
It's impossible not to be overcome.
Will you forgive me if I feel this way?
Cuz we just met - tell me it's OK,
I wish I could sail back overthere]
Raconter le voyage est au dessus de mes forces. D'autant qu'il ne me vient à l'esprit que des mots, des phrase ("Annaig, où es-tuuuu?"/"At the roundabout, take the second exit"/"I want to hold your bras"/"You and me always... and forever!"/"You must be very frustrated"/"The filters taste like mint!"/"FUCK OFF!") et des images (http://picasaweb.google.fr/flocon.de.soleil/)
Je ne sais pas quoi dire. Je déprime grave ma race, comme tu dirais, Camille. Le travail qui m'attend me panique, me glace tellement que je n'arrive pas à commencer et que je reste devant mon ordinateur les larmes aux yeux et une boule au ventre en me disant "fais-le, fais-le!". Je ne sais tellement pas quoi faire pour la rédac spé que je vais finir par ne rien faire. Et la validation de mon second semetre me paraît quelque peu compromise...
Mais pourquoi je n'ai pas sauté du bateau tant qu'il en était encore temps? Ma bulle irlandaise hors du temps a éclaté, et je patauge dans du savon sur une pente raide en essayant de retrouver l'équillibre. Il va falloir m'aider.
"J'aperçois au bout du monde
Sous le grand ciel un pays
Juste après les eaux profondes
C'est ici
Pour qui pourquoi tant de pierres
Alignées là sans un bruit?
Tu trouveras le mystère
C'est ici, mon pays.
[...]
Le hasard au loin m'entraine
Vers des contrées plus jolies
Mais toujours le vent me ramène
Au pays, mon pays."
I can't stop crying.
I'm dying for Ireland and passion.
23 mars 2008
*Change the Colors of the Sky*
J'aime son style. Ce dernier article m'a fait beaucoup rire, et puis être jalouse aussi, bien-sûr. Parce que je le suis toujours quand je lis quelque chose en pensant que je n'aurais pas pu l'écrire. Un sourire pour toi, 'tite Kami.
Dans deux jours, je prends la mer. Au sens propre du terme. Et cette perspective me fait résolument déprimer. J'ai le mal de mer, vous comprennez? J'ai le mal de mer, à peine un pied sur un bateau et mes tripes dansent la samba, mon estomac fait du trampoline, et mon cœur chavire. S'il fait beau, passe encore. Mais le moindre clapôt a des effets de tsunami pour mon estomac. Et pas moyen de remettre la main sur mes bracelets d'acuponcture contre la nausée. Damned!
Si au moins, j'avais la certitude qu'à l'arrivée tout irait mieux. Mais non! Parce que l'Irlande n'est pas par définition un pays ensoleillé, et parce que la dépression atmosphérique que nous subissons a toutes les raisons d'être aussi là-bas, en pire. Je croise les doigts (faites-le aussi, on ne sait jamais!) pour voir un peu de soleil. Comprennez par un peu "quelques jours", pas "deux minutes". Parce que dix jours de pluie sans arrêt, se serait un vrai désastre photogrpahique, donc un vrai désastre tout court.
Je n'aime pas être mouillée, je n'aime pas avoir des vêtement humides qui puent dans mon sac, je n'aime pas devoir aller sous la pluie alors que mon manteau est encore mouillé, je n'aime pas la pluie, enfin! Surtout en Irlande, surtout quand j'y vais en grande partie pour prendre des photos, surtout que j'en rêve depuis lontemps, surtout que je rate dix jours de cours pour y aller, surtout pas maintenant, pitié, pas de pluie! Bon, un petit crachin de temps en temps, une petite averse, histoire de, parce que bon, il y a la réputation de rainy country a tenir, mais rien de plus des trois petites gouttes, pile au moment où l'on visite un musée.
A part ces considérations météorologiques, j'ai vraiment hâte d'y aller. Petite incruste dans le groupe d'Irlandais de Moran, et me voilà du voyage. Ce n'était pas prévu, j'ai cru ne pas pouvoir y aller pour cause de refus administratif de la part de mon merveilleux département de LEA et de sa rigidité. Mais finalement, la quasi-totalité de mes professeurs m'ont sourit et m'ont souhaité un bon voyage, j'ai eu l'occasion de discuter avec quelques-uns, et, il faut bien l'avouer, ça fait plaisir quand les profs ce rapellent de vous.
Et puis, de fil en aiguille (Irlande=pays celtique=bretagne=breton), je me suis retouvée à défendre Diwan, à vanter ses mérites et ceux de l'immersion... Bref, à m'emflammer sur un sujet qui me tient à cœur. Et découvrir que notre très cher Célo est pro-breton et qu'il s'y connait plutôt bien en "celtitude" (malgré le fait, pardonné, qu'il ignorait qu'il existait une option Irlandais à l'université) m'a fait sourire.
To put it in a nutshell, entre préparatifs et travail scolaire pseudo-intensif pour ne pas être à la ramasse à mon retour, tout va bien.
*grin*



